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samedi 10 janvier 2026

Le désir n’a pas à s’excuser

 


Pour connaître la vertu,

Nous devons d'abord tout apprendre sur le vice.


Marquis de Sade



Le désir n’a pas à s’excuser ...


Ce n’est pas la chaîne qui Enferme,

 Mais le silence imposé au Désir. 


À vous qui découvrez des désirs 

Que vous n’aviez jamais osé nommer.

À vous qui vous interrogez, parfois avec inquiétude, 

Sur ce que ces envies disent de vous.

À vous qui avancez avec curiosité, 

Mais aussi avec prudence.

 

Il n’y a rien de honteux à ressentir ce que vous ressentez.


Les fantasmes, les pratiques liés au BDSM

 Ne sont ni une faute, 

Ni un signe de dérèglement. 

Ils sont souvent l’expression

 D’un besoin profond : comprendre vos limites, 

Explorer la confiance, ressentir autrement le lien à l’autre.

 

La société nous apprend très tôt à taire certains désirs,

 A les classer comme « inavouables ». 

Pourtant, le désir n’est pas dangereux en soi.

Il devient sain lorsqu’il est conscient, consenti,

Discuté clairement et vécu dans un cadre

 Respectueux et sécurisé.

 

Prendre le temps d’apprendre, de poser des questions,

 D’établir des limites, d’écouter vos ressentis est essentiel.

 Vous avez le droit d’avancer lentement, de douter,

 De dire non, ou de changer d’avis à tout moment.

 

Explorer ne signifie pas s’exposer. 

La discrétion fait partie intégrante de ces pratiques,

 Tout comme le respect de soi et des autres.

 

Vous n’avez pas à vous conformer à une image ou à un rôle.

 Votre chemin vous appartient. 

Reconnaître vos envies, 

C’est déjà faire un pas vers une relation

 Plus honnête avec vous-même.

 

À vous qui connaissez déjà vos zones d’ombre et de lumière.


À vous qui avez appris, parfois durement, 

Que le désir demande conscience et responsabilité.

À vous qui savez que le BDSM n’est pas un jeu de masques,

 Mais un espace de vérité.

Un espace de liberté 

 

Vos envies ne sont pas une déviance.


Elles sont une langue intime, façonnée par l’expérience,

 La confiance et la maîtrise de soi. 

Elles parlent de contrôle, d’abandon, de pouvoir

 Partagé, de vulnérabilité assumée.

 

Nous vivons dans un monde qui hiérarchise les désirs

 Et condamne ce qu’il ne comprend pas. 

Pourtant, le désir n’est ni moral ni immoral :

 Il devient juste lorsqu’il est lucide, consenti, 

Respectueux, et inscrit dans une dynamique équilibrée.

 

Vous savez que poser un cadre est une force.

Que la discrétion protège.

Que le consentement n’est jamais acquis.

Et que l’écoute de l’autre commence par l’écoute de soi.

 

Il n’y a pas de rôle à tenir pour être légitime, 

Pas de niveau à atteindre. 

Il y a seulement des choix, 

Des limites, et une responsabilité partagée.

 

Car entretenir cette part de désir,

De fantasme et de tension maîtrisée, 

C’est refuser l’effacement intérieur. 

C’est continuer à se sentir vivant·e, présent·e,

 Incarné·e  quel que soit l’âge ou le parcours.





© Copyright Janvier 2026 Marc Vongotha 63


dimanche 2 novembre 2025

Être à la hauteur Les Murmures du Jour de Vongotha

 





Être à la hauteur  Les Murmures du Jour de Vongotha

 

Je ressens, chaque fois qu’une femme s’avance vers moi,

 Un profond sentiment de responsabilité.

Ce n’est pas une rencontre ordinaire, ni un simple jeu.

C’est un passage, presque initiatique, entre deux êtres

 Qui vont se frôler au bord de l’ombre.

 

Révéler une soumise, ce n’est pas la posséder.

C’est la recevoir avec humilité, 

Comme on accueille une vérité fragile.

C’est la regarder, non pas comme un corps à plier, 

Mais comme une âme à comprendre, à guider, à éveiller.

Être Dominant, c’est être dépositaire de ce 

Qu’elle ne dit pas, gardien de ce qu’elle ose enfin offrir.

 

Je connais trop bien les imposteurs.

Ces hommes creux qui s’érigent en Maîtres

 Pour mieux cacher leur vide.

Ils se pavanent dans des postures d’autorité, 

Flattés par l’idée de dominer sans jamais

 Comprendre la beauté de la soumission.

Ils profitent de la crédulité, abusent de la confiance,

et croient que le BDSM se limite à la brutalité du geste.

Mais ce ne sont que des marionnettes du désir,

 Sans respect, sans fondation, sans âme.

 

Être à la hauteur d’une Femme soumise, 

c

C’est tout l’inverse.

C’est accueillir une présence.

C’est honorer sa démarche  parfois timide, 

Parfois fière de celle

 Qui a traversé des kilomètres,

 Seule dans la nuit, avec le désir

Mais aussi la peur l'appréhension pour 

Oser venir rencontrer celui qui saura peut-être

 Lui faire entrevoir ce qu’elle est réellement.

Je n’oublie jamais ce que cela représente.

Le courage de venir, d’oser, de s’exposer.

Et je sais que cela exige, de ma part,

 Le respect absolu de son geste.

 

Former, initier, révéler une soumise…

C’est un art de lenteur, de patience et de clairvoyance.

Chaque mot, chaque silence, chaque contact est une empreinte.

On apprend à la guider dans ses peurs, à la protéger de ses excès,

A lui donner confiance dans la beauté de sa propre noirceur.

 

Car le BDSM n’est pas une conquête, c’est une construction.

Un temple invisible bâti sur la confiance et le respect.

Ceux qui l’ignorent ne connaissent que la surface.

Mais ceux qui le vivent savent que

 Ce lien n’est ni charnel ni brutal :

Il est spirituel, viscéral, total.

 

Je ne me suis jamais pris pour un dieu,

Mais j’ai conscience du pouvoir que me confie

 Une Femme quand elle s’agenouille devant moi.

Et c’est justement parce que je le sais

Que je ne joue pas avec ce don.

Je le protège, je l’honore, je le guide,

Car c’est dans cette vigilance que se

 Mesure la vraie noblesse 

De l'homme enfin du Maître.

Maître mot que je n'aime pas

Je préfère Partenaire 

 

Être à la hauteur, c’est cela :

savoir que dans chaque rencontre,

Il y a un serment silencieux,

Celui du respect, de la bienveillance

Du savoir vivre,  et de la vérité.

Et si la soumise doit apprendre à se livrer,

le Maître, lui, doit apprendre à mériter.


© Copyright Novembre  2025 Marc Vongotha 63


vendredi 31 octobre 2025

On dit qu’en cette nuit, les portes de l’enfer s’ouvrent.







" On dit qu’en cette nuit, les portes de l’enfer s’ouvrent.

Moi, je les entrouvre entre ses cuisses.

Sa peur a le goût du sang, son plaisir celui du soufre.

Je ne veux pas la posséder — je veux la consumer, lentement,

Jusqu’à ce qu’elle supplie le Diable d’en avoir encore. "


© copyright Octobre  2025 Marc Vongotha 63


samedi 11 octobre 2025

Le fruit défendu n’est pas ce qu’on croit. Il se tient là, ligoté, dans l’attente.

 



Le fruit défendu n’est pas ce qu’on croit.

Il se tient là, ligoté, dans l’attente.




Ève avait un serpent.

Elle, un Maître.

Et la même faim du fruit interdit.


Tentation

 

Elle est là, offerte, belle dans sa retenue.

Une brunette au corps tendu, 

les mains liées derrière le dos,

Le souffle saccadé sous le foulard 

Noir qui la plonge dans l’ombre.

Elle ne voit plus rien, mais sent tout 

Le cuir qui la marque, le silence du Maître, le danger suspendu.

 

Devant sa bouche entrouverte, la pomme, rouge,

 Éclatante, presque vivante entre ses doigts.

Le fruit défendu, celui qu’on ne désire

 Que parce qu’il est interdit.


Elle ne voit plus, mais elle sent tout.

La pomme n’est qu’un prétexte…

Le véritable fruit défendu, c’est elle.


Il ne lui ordonne rien.

Il suffit qu’il tende la pomme…

Et elle se perd toute seule.

 

Le Maître la laisse respirer son parfum,

Frôler sa surface du bout des lèvres.

Le geste est lent, précis, cruel.

Chaque centimètre d’attente est une caresse invisible.

Elle gémit faiblement, entre la faim et la peur.

 

Puis elle ose

Sa langue glisse contre la peau lisse,

Et la première morsure est un cri étouffé,

Un mélange de plaisir et de soumission.

 

Le jus sucré s’écoule sur ses lèvres,

Descend le long de son menton,

Puis sur sa gorge offerte, brillante sous la lumière.

Le Maître regarde, impassible.

Il la laisse se salir de désir, s’humilier de volupté.

 

Elle sait qu’elle vient de désobéir.

Elle a mordu avant qu’il ne le lui ordonne.

Mais il ne la punit pas — pas encore.

Il approche la pomme à nouveau, la presse contre sa bouche,

Jusqu’à ce qu’elle la suce, la lèche, la dévore comme une offrande.

 

Dans le silence, il murmure enfin :

 Voilà ce que tu es… la tentation elle-même.

 

Et elle comprend :

Le fruit défendu, ce n’est pas la pomme.

C’est elle.




 © copyright Octobre  2025 Marc Vongotha 63


dimanche 21 septembre 2025

Mourir de plaisirs plutôt que d’interdits

 






Mourir de plaisirs plutôt que d’interdits

 

C’est vraiment dommage de traverser l’existence en spectateur,

Les mains propres, la bouche sèche, la chair intacte…

Quelle absurdité de s’interdire la dégustation

 Des plaisirs les plus obscurs,

De ne jamais s’agenouiller pour sentir le cuir,

De ne jamais offrir sa peau aux morsures,

De ne jamais hurler sous la brûlure

 D’une cire ou l’impact d’une badine.

 

Mieux vaut mourir scellé, ligoté, marqué,

La vulve gonflée d’avoir été trop souvent ouverte,

Les fesses encore striées de coups,

La gorge imprégnée de l’odeur du sexe et de la sueur,

Plutôt que de pourrir vivant, sec et frustré,

Enchaîné aux regrets comme un pantin effrayé

Au pied d’un épouvantail ridicule.

 

Chaque jouissance est une cicatrice,

Chaque humiliation consentie, une gloire.

On n’emmène rien dans la tombe, sauf les souvenirs des nuits

Où l’on a osé plier, céder, se perdre et jouir

Jusqu’à ce que le corps implore pitié.

 

Alors non, je ne veux pas d’une vie sage,

Je préfère le foutre, la sueur, le cuir, la douleur,

L’odeur animale qui colle aux draps.

Je préfère mourir brûlé de trop de plaisirs,

Que survivre glacé, pétrifié,

Avec dans la bouche le goût amer

De tout ce que je n’ai pas osé.


 © copyright Septembre 2025 Marc Vongotha 63


samedi 20 septembre 2025

La vraie classe d’une Femme

 






La vraie classe d’une Femme, ce n’est pas seulement la provocation de son corps nu, ce n’est pas uniquement la cambrure de ses reins gainés de cuir, ni l’exhibition de sa vulve offerte, humide et brûlante sous les yeux de celui qu’elle tient déjà prisonnier de son désir. Non… la véritable puissance, la vraie élégance perverse, réside dans sa capacité à faire trembler l’esprit d’un homme sans lever le petit doigt.

 

Il suffit parfois d’un regard – ce regard qui promet autant qu’il menace – pour le plonger dans un gouffre où se confondent peur et excitation. Une parole murmurée, une injonction soufflée à l’oreille, peut le mettre à genoux plus sûrement qu’une paire de chaînes. Elle sait parler la langue des fantasmes inavouables, manier les mots comme des lames, tranchant dans ses résistances, réveillant ses pulsions les plus enfouies.

 

Elle joue avec son esprit comme avec son corps. Tantôt elle le laisse contempler sa nudité insolente – seins tendus, fesses offertes, vulve entrouverte comme une promesse et une provocation. Tantôt elle s’éloigne, refuse tout contact, l’abandonne à l’obsession, à l’attente qui devient torture. L’homme se consume dans ce mélange de frustration et d’envie, prisonnier volontaire de cette souffrance exquise.

 

Puis vient le choc : le cuir qui claque sur la peau, la morsure de la badine, la caresse brûlante de la cire qui s’écrase sur ses chairs sensibles. Chaque coup est une phrase sans mot, chaque brûlure un poème inscrit sur son corps. Et pourtant, ce n’est pas la douleur qui le brise, c’est la fierté de la supporter sous ses yeux, c’est l’honneur d’être digne de son jeu cruel.

 

Elle le domine par l’esprit autant que par les instruments. Elle sait que les chaînes se brisent, que les cordes se délient, mais que le souvenir d’un mot, d’un regard, d’une phrase chuchotée au creux de la torture restera à jamais. Là est son triomphe : dans l’empreinte qu’elle grave au plus profond de lui, plus indélébile qu’une marque au fer rouge.

 

Une femme ainsi, qu’elle soit maîtresse implacable ou soumise sauvage, possède le pouvoir absolu : exciter un homme, le rendre fou de désir et de douleur mêlés, le plier sans geste, l’enchaîner sans lien. Elle règne dans son esprit, elle orchestre ses fantasmes, et quand il jouit enfin, c’est toujours d’elle qu’il se souviendra. Parce qu’elle a su faire de lui non pas seulement un corps traversé par le plaisir, mais un esprit asservi, marqué à jamais.


 © copyright Septembre 2025 Marc Vongotha 63


samedi 13 septembre 2025

Le premier rendez-vous entre un sadique et une maso n’est pas une simple rencontre

 





Ne pas avoir peur : voilà le seuil. Le premier rendez-vous entre un sadique et une maso n’est pas une simple rencontre, c’est une traversée interdite. On franchit une porte dont on sait qu’elle ne se refermera jamais. Là commence le vertige.

 

La domination n’est pas une froide mécanique. Elle est offrande, elle est feu. La soumission n’est pas une faiblesse, mais l’acte de courage le plus extrême : ouvrir sa chair, livrer son âme, tendre sa peau à la morsure du fouet ou à la brûlure de la cire. Accepter la douleur, non comme une punition, mais comme un rite, une victoire.

 

Car il y a une fierté dans l’abandon. Une fierté dans la résistance. Oser offrir sa vulve à la caresse ardente de la cire fondue, se cambrer sous la flagellation, plier sans jamais se briser… Voilà des épreuves que peu osent affronter. Et quand elles sont traversées, elles laissent en nous une force indestructible, une beauté invisible que seuls les initiés savent reconnaître.

 

C’est là que le regard compte. Ce regard entre deux êtres, où se lisent à la fois la douleur, le défi, la jouissance et la gratitude. Ce regard qui dit : nous l’avons fait. Là naît l’alchimie. Là se révèle la puissance de ce lien qui va au-delà du corps, au-delà des mots.

 

Le BDSM, dans sa vérité la plus nue, est un sport extrême de l’âme. On y retrouve l’adrénaline du vide, le vertige de la vitesse, l’ivresse du danger apprivoisé. Mais ici, le terrain de jeu est la chair et l’esprit, et chaque impact, chaque brûlure, chaque cri est une victoire. Une libération qui pulvérise les limites, qui arrache l’esprit au poids du quotidien, qui lave le cœur de toutes ses peines.

 

Et puis, il y a cette surprise. Toujours. Car même après des années, même après mille scènes, on se découvre encore dépassé par l’intensité. On pensait connaître ses limites, et l’on se surprend à aller plus loin. On pensait avoir épuisé les sensations, et l’on découvre que la jouissance peut se démultiplier, puissance dix, puissance cent… L’orgasme devient absolu, cérébral autant que physique, une explosion où l’on meurt et où l’on renaît en même temps.

 

C’est cela, le vrai luxe du BDSM : non pas seulement souffrir et jouir, mais s’élever. Sortir de soi. Brûler dans la douleur et renaître dans la fierté. Être plus fort, plus libre, plus vivant que jamais.



 © copyright Marc Vongotha 63